Aurillac Sur Mer L'enfance de Jean-Yves Rigaudière s'est écoulée paisiblement dans les verts pâturages du Cantal.
Petit, il va au gré des petites joies et des petites peines de son âge. Le sport ne le passionne pas. L'école encore moins. Son truc à lui, c'est déjà de divertir les gens... Un talent que ses parents découvrent à la lecture de ses bulletins scolaires où les professeurs lui donnent 10 sur 10 dans la discipline amuseur de la classe. Bizarrement, ils ne l'encouragent pas sur cette voix. A l'époque, il ne joue d'aucun instrument et ne prend aucun cours de musique. Contrairement aux jeunes de son âge, qui à l'adolescence se tournent vers la musique anglo saxonne, Jean-Yves reste attaché aux vieux de la vieilles de la chansons française. Il faudra quelques années avant qu'il se mette à la guitare. Avec un objectif en tête : "faire tomber les filles comme des mouches". Après quelques années dans les boîtes de nuit; il "monte" à la capitale pour travailler. Pour passer le temps, il se lance dans la musique. C'est dans les rames de métro et les crêperies parisiennes qu'il commence à jouer. A Paris, il se lie d'amitié avec des collègues bretons. Pour faire comme eux qui viennent tous d'une " ville sur mer ", sa cité natale est rebaptisée Aurillac sur Mer. Son futur nom de scène. De retour dans le Cantal, il se rapproche de Jean-Jacques Testut (artiste sanflorain) et Gérard Delos (inventeur du parapluie carré). Les deux compères l'invitent régulièrement dans leurs tours de chant. Il se lie d'amitié avec Gérard Souchu, professeur de musique avec lequel il monte un répertoire de chansons françaises. Jean-Yves vocalise et guitarise, Gérard l'accompagne à la basse. Comme ça pour le plaisir. Un beau jour, le duo entend les charmantes sirènes de la scène lui faire du pied. ll vire de cap. Les deux hommes décident alors de troquer leurs costumes de facteur et de professeur de musique pour celui de marin. Le temps d'un voyage à Aurillac sur Mer. Le duo vogue de scène en scène, interprétant désormais ses propres chansons qui content la vie des habitants d'Aurillac sur Mer. En 2001, les deux marins décident de jeter l'ancre dans le studio de Philippe Bitaud, à Jussac, pour enregistrer leurs chansons. Un an après, un second album voit le jour. A chaque sortie de disque s'ensuit un concert au Centre de Congrès. Après plusieurs années de collaboration, le duo se sépare. En 2005, Jean-Yves sort un cinq titres voix-guitare-accordéon. Il rencontre alors trois autres musiciens (violoncelliste, contrebassiste et guitariste avec lesquels il monte un quatuor autour de l'œuvre de Brassens. Le quatuor redevient un duo : les Frères Guitares, qui animent les fêtes de villages avec des reprises de chansons. En décembre 2007 sort "live en public au Veinazes, des chansons enregistrées en public, seul à la guitare et à l'accordéon. Le lancement de ce nouvel album se fera au théâtre d'Aurillac. . Aujourd'hui, Jean-Yves Rigaudière continue ses spectacles et ses animations autour de la chanson avec notamment, "Coin de rue", un récital de chansons des années 30 à nos jours. La bio, mais pas celle des journaux ... Envoûtant, surprenant, exaspérant… Tout cela à la fois ! Jean-Yves Rigaudière a l’art d’embellir les moments de la vie. Celui de ne jamais être là où on l’attend. Mais aussi une façon de brouiller les pistes, de maquiller la vérité. Alors qu’il entame sa quarantaine, Jean-Yves Rigaudière reste un mystère, même pour ceux qui le côtoient. Du copain au confident, de l’amoureux éconduit à l’amoureux transi, du fils au gas qu’a mal tourné, du jeune premier à la voix chevrotante d'Aurillac-sur-Mer, de l’homme à la femme de ménage, du papa à Léo au papa à la bébête, Jean-Yves est un homme aux multiples facettes.
On lui prête mille et une aventures. On le dit fâché avec la terre entière. On recherche sa compagnie.
Homme de contrastes, il a toujours eu ce côté sombre. Pourtant, c’est à la lumière qu’il donne le meilleur de lui-même. Faux bavard, il se livre mais maîtrise chaque mot de son discours. Il se dérobe quand on approche la région du cœur... Jean-Yves n’est pas celui que l’on croit ! Il avance au pied levé. Il se perd parfois en chemin, revient sur ses pas, piétine, se cogne contre des murs avant de repartir de plus belle. Il a longtemps promené ses fêlures sous le manteau. Une violence rentrée. Des écorchures qui lui ont fait parfois perdre pied, quitte à brûler ceux qu'on adore. Longtemps à fleur de peau, certains ont pris cela pour de l’insolence, de la désinvolture. Pas facile à vivre, le Jean-Yves. Il n’a jamais prétendu le contraire.
Derrière ses airs d’ours mal léché, il cultive cependant un sens de l’humour, très piquant. On aime, où on n’aime pas ! Et, à de rares occasions, il tombe le masque. Là, il laisse entrevoir ce qu’il est : un grand sensible. Un homme tout en tendresse qui a préservé le petit bonhomme qu’il était. Dans ses yeux, que du bleu. Si c’est vrai, il suffit d’écouter les histoires qu’il chantonne.
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